Diamfab intensifie sa R&D avec un laboratoire commun avec… | Linksium
Labcom et consortium
17 avril 2026

Diamfab intensifie sa R&D avec un laboratoire commun avec l'UGA, le CNRS et Grenoble INP-UGA, et un consortium avec STMicroelectronics et le CEA

Spécialiste du diamant synthétique pour l’électronique de puissance, Diamfab enchaîne les partenariats structurants avec, d’une part, en janvier 2026, la création du laboratoire commun DiamLab avec l'UGA, le CNRS et Grenoble INP-UGA et, d’autre part, en février 2026, un projet avec STMicroelectronics et le CEA pour construire la micro-batterie nucléaire à longue durée de vie.

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En l'espace de quelques semaines, Diamfab a franchi deux étapes décisives dans son développement. Le 16 janvier 2026, la startup grenobloise inaugurait DiamLab, un laboratoire commun co-fondé avec le CNRS, l'Université Grenoble Alpes et Grenoble INP-UGA. Puis, fin février, elle dévoilait le consortium Diamfab-STMicroelectronics-CEA avec une micro-batterie nucléaire capable de fonctionner pendant plus de vingt ans sans recharge ni maintenance. Deux annonces qui illustrent la montée en puissance d'une entreprise dont l'ambition est de faire du diamant synthétique un matériau de référence pour l'énergie de demain. Un transfert de technologies qui rayonne bien au-delà des quatre années de maturation-incubation de Linklsium.

Le diamant contre les limites du silicium

L'électronique de puissance, présente dans les énergies renouvelables, la mobilité électrique ou la conversion d'électricité, repose encore largement sur le silicium. Or, ce matériau atteint aujourd'hui ses limites physiques face aux exigences croissantes de performance, de compacité et d'efficacité énergétique. Le diamant synthétique, fabriqué à partir de méthane et d'hydrogène, s'impose comme une alternative de rupture : puissances très élevées, excellente résistance aux conditions extrêmes, et matières premières potentiellement biosourcées. C'est précisément pour lever les verrous scientifiques et technologiques qui freinent encore son industrialisation que DiamLab a été créé.


Un Labcom pour contribuer activement au transfert de connaissances et au développement de solutions innovantes

Le 16 janvier 2026, la startup grenobloise inaugurait DiamLab, un laboratoire commun co-fondé avec le CNRS, l'Université Grenoble Alpes et Grenoble INP-UGA. Structuré autour de trois axes : la maîtrise du dopage, le contrôle de la croissance cristalline et l'augmentation du courant supporté, ce laboratoire commun réunit pour cinq ans expertises académiques et moyens industriels. Dans la continuité d’une collaboration de longue date entre Dimafab et l’Institut Néel, DiamLab offre un cadre pérenne de recherche partenariale. En associant expertises scientifiques et moyens industriels, le laboratoire commun contribue au développement de technologies clés autour du diamant semi-conducteur. Grâce à des collaborations construites dans la durée, les laboratoires communs contribuent activement au transfert de connaissances et au développement de solutions innovantes répondant aux grands enjeux scientifiques, économiques et sociétaux.

Une micro-batterie nucléaire née à Grenoble

Fruit de quatre années de R&D dans le cadre du projet Tbatt-Diamond, soutenu par France 2030 et le PIA 4, le générateur bêta-voltaïque présenté par le consortium Diamfab-STMicroelectronics-CEA constitue, selon ses concepteurs, « la première avancée significative en France dans le domaine des batteries nucléaires depuis les années 1970 ». Le principe est analogue à celui du photovoltaïque : la désintégration naturelle du tritium, isotope radioactif de l'hydrogène, est convertie en électricité grâce à des cellules en diamant synthétique. Résultat : un rendement de conversion de 10,5 %, une densité énergétique de 15 nW/cm², et une alimentation stable sur plus de vingt ans, sans aucun risque radiologique. Les applications visées sont nombreuses — capteurs autonomes, microsatellites, surveillance industrielle, santé, défense — et le consortium travaille déjà avec l'ESA et Orano pour développer des générateurs plus puissants. L'objectif à terme : atteindre 100 μW/cm³ de densité de puissance. Une ambition à la hauteur d'un matériau pas comme les autres.

CP consortium ST Micoelectronics CEA Diamfab

Article sur le site de l'UGA sur le laboratoire commun de Diamfab avec le CNRS, l'Université Grenoble Alpes et Grenoble INP-UGA

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